Un nouveau 100 km pour Richard

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La ronde des éléphants.

Samedi 04 novembre 2017 a eu lieu la 1ère édition de la ronde des éléphants à Cognin en Savoie.

Il est 7h15, je prends la navette pour rejoindre la ligne de départ située vers la fontaine des éléphants à Chambéry. Là, je retrouve les autres coureurs. L’ambiance est bonne malgré le peu de participants : cent-vingt personnes annoncées. Avec une température de 6°C au départ, et de 16°C prévu dans la journée, c’est idéal pour la saison. La pluie devrait cependant faire son apparition vers 19h, enfin, cela me paraît tellement loin !

À 8h, le départ est donné. Pas de problème pour trouver mon allure, vu la taille du peloton. Les coureurs qui ont opté pour un ou deux accompagnateur(s)s vélo(s)s, le(s) retrouveront au quatorzième kilomètre.  Nous serpentons dans les rues pour sortir de Chambéry, puis nous rejoignons une piste cyclable (voie verte) afin d’arriver sur les bords du lac du Bourget.

Les kilomètres défilent sans aucuns soucis. De nombreux points de ravitaillement sont prévus tout au long du parcours, et j’en profite pour manger et boire régulièrement. En cas de manque, j’ai tout de même emporté de quoi me nourrir et m’hydrater. Le paysage est très agréable : vue sur le lac à gauche, et la ville à droite. Nous apercevons beaucoup de promeneurs.

Je passe le marathon (soit un petit peu plus de quarante-deux kilomètres) en 4h30. Ma vitesse est légèrement plus rapide que prévu, mais cette partie est tellement facile que j’ai l’impression de me promener. Evelyne Dhéliat a été trop optimiste, et la pluie fait déjà son apparition. C’est donc sous les gouttes que j’arrive au ravitaillement du quarante-cinquième kilomètre. Ce point m’annonce la deuxième partie de la course, également appelée « les montagnes russes ».

J’aborde cette première montée en marchant, car la route est encore longue. La pluie est un peu plus forte et je ne suis équipé que d’un coupe-vent. Vivement le kilomètre soixante-cinq afin que je retrouve mon sac de change pour mettre des vêtements secs et imperméables. Sur cette partie de la course commence la solitude, je retrouve quelques coureurs seulement sur les points de ravitaillement.

Les kilomètres passent bien moins vite que sur la première partie ! J’arrive enfin au kilomètre soixante-cinq sans souffrir et récupère mes affaires, il est 15h30. Il fait encore bon, mais j’anticipe et j’enfile ma tenue plus chaude pour attaquer les trente-cinq derniers kilomètres. J’en profite aussi pour déposer tout le superflu et m’alléger au maximum. Je ne garde que le gilet fluo, obligatoire pour la course de nuit, ma lampe frontale ainsi que mes gants. Je repars en admirant le dernier rayon de soleil de cette journée qui est loin d’être terminée.

Cette partie est plutôt montante avec de brèves portions pour se reprendre. Ensuite, j’arrive à la fameuse descente qui m’emmène au kilomètre quatre-vingt : c’est là que les cuisses commencent à devenir vraiment douloureuses. Je m’arrête un bon moment au ravitaillement, j’ai besoin de recharger les batteries. C’est reparti pour huit kilomètres de montée, en marchant d’un bon pas et je franchis le col de l’Epine. La dernière étape de la montagne russe est une longue descente de douze kilomètres qui achèvent mes cuisses : je suis obligé d’alterner marche et course. A quatre kilomètres de la fin, quelle immense surprise et joie de voir Thierry (de CASA) et un autre ami venus me soutenir pour ces derniers moments aussi difficiles physiquement que mentalement. C’est assez inespéré mais avec mes deux camarades je me remets à courir à un rythme relativement rapide, les douleurs ont complètement disparu.

Je passe sous la ligne d’arrivée, le chronomètre m’indique 13h 34min 46sec

Richard J.

 

 

 

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