L’hivernale de Méaudre 2015

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L’Hivernale de Méaudre – 01 fèvrier 2015

Dimanche 6h30, alors que beaucoup sont encore au lit, nous sommes très motivés et excités d’aller courir notre 1er trail blanc. Il y a Stéphanie, Jessica, Cécile, Roger, Richard et moi.

Au programme 12,5 km pour un D+400 ; bref en apparence rien de bien difficile, peut-être même un peu court de l’avis de Richard qui pensait bien pouvoir porter un dossard si l’un de ses genoux n’avait pas fait des siennes.

Et c’est parti, direction les montagnes enneigées du Vercors. Les hommes assurent la conduite et c’est tant mieux car les routes peinent à être dégagées, il neige à gros flocons depuis la veille. Peu après avoir quittée l’autoroute, ils chainent les voitures tandis que nous les filles enchainons les papotages. Bref, chacun s’emploie selon son aptitude. Les paysages sont entièrement blancs, magnifiques mais mettrons tout de même près de 2h15 pour arriver.

Vite fait nous récupérons les dossards, chacun choisi le cadeau coloré qui lui va bien (bonnet ou gants népalais), puis enfilons nos tenues pour affronter les conditions sibériennes, la température devant avoisiner les -8°C ressentis, il neige toujours à gros flocons et un bon petit vent du nord pique les joues. Nous avons pris soin de chainer ou clouter nos running, et prenons le départ en queue de peloton, les langues bien échauffées, le but de cette sortie étant la convivialité et donc de rester ensemble. Nous abandonnons Richard à son appareil photo puis à un café très gourmand selon ses dires.

Très vite nous comprenons que nous allons peiner, courir dans la neige fraiche s’avère très physique, nous avons l’air de pantins désarticulés, chacun de nos pas nous fait nous tordre, on s’enfonce dans des trous, les pieds patinent, rapidement le parcours s’élève, le souffle manque de par l’altitude mais nous sommes heureux d’être là. Le passage dans la forêt est sublime, il y a de la poudreuse en veux-tu en voilà, aucun risque de se tromper d’itinéraire, nous n’avons qu’à suivre le single de la tranchée creusée par nos prédécesseurs, serpentant autour des arbres. Nous sommes abrités du vent, les bruits sont étouffés, ou presque, mettant à profit notre faible souffle à rigoler plutôt que de nous presser. Il faut dire que nous performons puisque nous passons le 5ème km en près de 56’ puis le 7ème vers 1h24 !!! Le dénivelé est assez concentré sur 2 grandes montées, et comme des petits panneaux humoristiques installés par les organisateurs en divers endroits le disent si bien « Ça monte encore mais quand on sera en haut, ça ne montera plus ».  Les descentes ne sont pas plus reposantes, on allonge les pas mais ça enfonce rudement, obligeant à lever bien haut les genoux. Doubler est encore plus fatiguant. On a pris du temps pour les photos quand nos doigts nous autorisaient à quitter les gants, avons profité de rencontres inattendues avec des lutins à grelots, plus loin avec une sorcière offrant un breuvage chaud. Une fois redescendus dans la plaine, nous croisons quelques gentils bénévoles, dont l’un nous signalera avec un grand sourire nous avoir entendu arriver de loin, les langues étant toujours actives. Nous courons à côté de meutes de chiens de traineaux (qui nous laisseront vite fait sur place), les gens nous encouragent, c’est fort. Puis l’arche d’arrivée est au bout, située après une ultime montée que l’on trouvera bien cruellement mal placée, et  retrouvons Richard nous attendant depuis 2 bonnes heures.

Place à la soupe de potiron et au buffet bien mérité.

Une bien belle course partagée entre amis, il n’en faut pas plus pour avoir passé une bonne journée.

Murielle E.

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